25 années d’expérience dans l’innovation de l’enseignement et de la formation

Nos futurs juristes en milieu carcéral

  • Page
  • Nos futurs juristes en milieu carcéral
Image

Nos futurs juristes en milieu carcéral

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><strong>&laquo;&nbsp;<em>Centre de d&eacute;tention, de r&eacute;&eacute;ducation, et de r&eacute;insertion de Boll&eacute;</em>&nbsp;&raquo;</strong>. Cet &eacute;criteau surplombant l&rsquo;entr&eacute;e est tristement significatif. Il sugg&egrave;re aux passants la proximit&eacute; patente entre le monde de la libert&eacute; et celui de la d&eacute;tention. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif"><strong>Mardi 30 mai 2023</strong>. Une chaleur caniculaire. Les &eacute;tudiants de la Clinique juridique mass&eacute;s &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du centre p&eacute;nitentiaire de Boll&eacute;, attendent le contr&ocirc;le d&rsquo;identit&eacute;. Ici, rien ne tra&icirc;ne. Tout suit la vitesse de l&rsquo;&eacute;clair. Apr&egrave;s des appels rapides, suivis de v&eacute;rifications, deux dames militaires remettent &agrave; chaque visiteur un ticket vert. Un document pr&eacute;cieux qu&rsquo;il faudra imp&eacute;rativement pr&eacute;senter au moment de sortir. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Humour noir dans la voix, la porteuse d&rsquo;uniforme taquine un &eacute;tudiant. <strong>&laquo;&nbsp;<em>Si vous les perdez, vous resterez et deviendrez Djeneba Djan ( la grande Djeneba.</em>&nbsp;&raquo;</strong> Rires dans le groupe.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&nbsp;Le r&egrave;glement exige &eacute;galement des fouilles pour r&eacute;cup&eacute;rer t&eacute;l&eacute;phones et autres objets contondants ou tranchants qui ne doivent pas franchir le seuil de la prison.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Nous voil&agrave; &agrave; Boll&eacute;, le centre carc&eacute;ral destin&eacute; aux femmes et aux filles condamn&eacute;es. Monde sinistre, o&ugrave; la vue se limite seulement &agrave; un mur g&eacute;ant qui serpente et encercle de toute part. Une r&eacute;clusion, O&ugrave;, l&rsquo;on ne voit que le couvercle du ciel et des fils barbel&eacute;s plac&eacute;s pour d&eacute;courager tout projet d&rsquo;&eacute;vasion. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">L&agrave;, ce qui nous relie au monde ext&eacute;rieur, ce sont les klaxonnements de voitures et les sir&egrave;nes d&rsquo;ambulance. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">La gestion de Boll&eacute; revient &agrave; un personnel compos&eacute; de civils et militaires. Cr&eacute;&eacute; en 1999, ce centre compte un personnel f&eacute;minin qui s&rsquo;occupe des fouilles corporelles lorsque les d&eacute;tenues arrivent. Six unit&eacute;s composent cet &eacute;tablissement dont la surveillance, la r&eacute;insertion, la sant&eacute;, les services sociaux.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><strong><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Gestion et motifs d&rsquo;incarc&eacute;ration </span></span></strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Le lieutenant-colonel, Boubacar Z CAMARA, Directeur du centre, et Le lieutenant Seydou DOUMBIA, chef du peloton s&rsquo;entretiennent debout avec les &eacute;tudiants de <strong>ISPRIC</strong>. De vrais militaires faisant tout avec entrain. Les voix vigoureuses et imp&eacute;ratives comme si elles s&rsquo;adressaient &agrave; des troupes. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Au moins 195 d&eacute;tenues peuplent Boll&eacute;. Leurs incarc&eacute;rations sont multiples. Vol, assassinat, infanticide, traite de personnes, crimes li&eacute;s aux TIC, atteinte aux deniers publics, sont entre autres les motifs pour lesquels nombre de ces incarc&eacute;r&eacute;es purgent leurs peines.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Boll&eacute; est une vraie &eacute;cole o&ugrave; l&rsquo;on peut m&eacute;diter sur la vie. &nbsp;&nbsp;Le lieutenant-colonel, et son coll&egrave;gue, Seydou DOUMBIA, sont devenus grands philosophes, de sages aust&egrave;res &agrave; force de fr&eacute;quenter jour et nuit ce lieu atypique. De ces deux officiers, on retient cette le&ccedil;on&nbsp;: mince est la barri&egrave;re qui s&eacute;pare tout Homme de la prison. Une minute, une seule malheureuse minute suffit pour que tout individu commette l&rsquo;Irr&eacute;parable, par inadvertance ou de mani&egrave;re d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">La prison, &ccedil;a ouvre grands les yeux sur la pr&eacute;carit&eacute; de la libert&eacute;. Elle montre la force irr&eacute;sistible du destin. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce conseil qu&rsquo;un Ispricien donne &agrave; trois mineures rencontr&eacute;es. Celles-ci sont dans un local uniquement d&eacute;di&eacute; aux filles n&rsquo;ayant pas atteint leur majorit&eacute;. &nbsp;&laquo;&nbsp;Vous &ecirc;tes nos petites s&oelig;urs. Nous sommes venus vous t&eacute;moigner notre amour et notre solidarit&eacute;. Sachez que l&rsquo;homme ne fait que suivre les d&eacute;crets du Ciel. R&eacute;jouissez-vous. Car, apr&egrave;s la prison, le bonheur vous attend. Vous &ecirc;tes si jeunes. Ce qui vous arrive peut arriver &agrave; tout le monde. Vous comptez parmi ceux qui b&acirc;tiront ce pays&nbsp;&raquo;, affirme-t-il, pendant que les trois filles &eacute;coutent avec un grand respect, regards riv&eacute;s sur le sol. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">La formule consacr&eacute;e des surveillants de prison qui ont le sens de l&rsquo;auto-d&eacute;rision est la suivante&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est notre deuxi&egrave;me demeure. Boll&eacute; est, du moins, le lieu o&ugrave; ces militaires passent le plus clair de leur temps. Le cas du lieutenant Seydou DOUMBIA en est d&rsquo;ailleurs une belle illustration&nbsp;: &ecirc;tre sur le qui-vive pendant que tout Boll&eacute; g&icirc;t dans les bras de Morph&eacute;e, veiller aux rotations des surveillance constituent des activit&eacute;s extr&ecirc;mement chronophages pour ce chef de famille. &laquo;&nbsp;<em>Nous sommes tous partag&eacute;s entre le devoir et les sentiments&nbsp;</em>&raquo;, d&eacute;clare-t-il. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Tel un h&eacute;ros corn&eacute;lien tent&eacute; par des actions h&eacute;ro&iuml;ques, c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;appel du devoir que le lieutenant DOUMBIA r&eacute;pond tous les jours. Qu&rsquo;il pleuve ou qu&rsquo;il neige, les premi&egrave;res lueurs du soleil (5 heures) le trouvent entre les murs de Boll&eacute;. Et c&rsquo;est tard la nuit, tr&egrave;s souvent &agrave; 23 heures, qu&rsquo;il rentre voir sa famille. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><strong><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Infrastructures</span></span></strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Les lieux sont propres. Aucune pl&eacute;thore. Des espaces a&eacute;r&eacute;s o&ugrave; le souffle du vent se m&ecirc;le &agrave; la musique que donnent les boomers MP3. &nbsp;Cette unique prison pour femmes du Mali est compartiment&eacute;e selon les profils des d&eacute;tenues. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">A Boll&eacute;, il existe plusieurs infrastructures. Blocs des fonctionnaires, bloc des dangereux ou de r&eacute;cidivistes, bloc des nourrices, sont, entre autres, les diff&eacute;rentes cellules disponibles pour accueillir les condamn&eacute;es. &nbsp;</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">A Boll&eacute;, des cours d&rsquo;alphab&eacute;tisation sont dispens&eacute;s. L&rsquo;on y apprend &eacute;galement des m&eacute;tiers pour commencer une belle vie apr&egrave;s la prison. Mais en r&eacute;alit&eacute;, toutes ces activit&eacute;s se r&eacute;sument &agrave; des passe-temps. Apprendre et bosser pour tuer le temps. C&rsquo;est bien cela, travailler afin de casser la monotonie des jours, remuer le cerveau et les membres pour ne pas sentir la marche boiteuse des minutes et des heures qui s&rsquo;&eacute;gr&egrave;nent si lentement en t&ocirc;le.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&nbsp;Savonnerie, couture, &eacute;levage, mara&icirc;chage, coiffure font partie des m&eacute;tiers que les d&eacute;tenues apprennent en purgeant leurs peines.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">A l&rsquo;atelier de couture, que nous avons visit&eacute; avec nos h&ocirc;tes, deux dames sont assises et p&eacute;dalent leurs machines singer. &laquo;&nbsp;<em>Ces jeunes sont vos fr&egrave;res venus vous rendre visite. Ce sont des &eacute;tudiants de l&rsquo;ISPRIC&nbsp;</em>&raquo;, leur parle l&rsquo;officier. L&rsquo;une d&rsquo;elles se distingue par son &laquo;&nbsp;bambara&nbsp;&raquo;, fortement affect&eacute; par une langue d&rsquo;un des pays voisins du Mali. Elle formule maintes b&eacute;n&eacute;dictions. &laquo;&nbsp;<em>Etudiez avec beaucoup de rigueur et de s&eacute;rieux. Ne vous battez surtout pas. M&rsquo;avez-vous entendue&nbsp;? Il ne faut jamais vous battre avec qui que ce soit</em>&nbsp;&raquo;, enjoint-elle. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Le Mali est l&rsquo;un des rares pays &agrave; humaniser le s&eacute;jour carc&eacute;ral, jure l&rsquo;officier DOUMBIA. Donner &agrave; l&rsquo;Homme toute sa grandeur, toute sa dignit&eacute; o&ugrave; qu&rsquo;il soit. Telle semble &ecirc;tre la vision des autorit&eacute;s qui ont eu l&rsquo;id&eacute;e de sortir sous terre un &eacute;tablissement uniquement con&ccedil;u pour l&rsquo;incarc&eacute;ration des femmes ayant faut&eacute;. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Frissonnants d&rsquo;&eacute;motion, cils imbib&eacute;s de larmes, nous quittons cet atelier pour visiter les locaux du service social. Derri&egrave;re Emmanuel COULIBALI, le responsable de l&rsquo;action sociale, un message tr&egrave;s fort se dessine au mur. &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;espoir est la derni&egrave;re des choses qui doit mourir dans le c&oelig;ur d&rsquo;un homme</em>.&nbsp;&raquo; Etrange phrase qui en dit long sur les missions de ce travailleur social.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&nbsp;Chaque jour, COULIBALI &oelig;uvre pour que les d&eacute;tenues aient un mental en b&eacute;ton afin de supporter leur sort. Qu&rsquo;elles gardent espoir, advienne que pourra. &nbsp;A travers l&rsquo;&eacute;coute, il pr&eacute;pare psychologiquement les d&eacute;tenues &agrave; positiver les choses. Path&eacute;tique et profond ce puits de silence et de solitude au fond duquel les d&eacute;tenues se tapissent quand elles arrivent &agrave; Boll&eacute;.&nbsp; &nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Les premiers jours en prison sont des moments douloureux. Certaines d&eacute;tenues, sombres et taciturnes, peuvent passer trois jours dans leurs cellules sans vouloir dire un mot &agrave; personne</em>&nbsp;&raquo;, t&eacute;moigne-t-il. &nbsp;&nbsp;</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Mais faut-il tout abandonner parce que l&rsquo;on est en prison. Non, notre travail consiste &agrave; leur redonner le sourire, en les amenant &agrave; accepter ce destin. Nous les motivons pour qu&rsquo;elles croient en l&rsquo;avenir. Car, demain sera beau si elles r&eacute;inventent la part de Bien qui sommeille en elles, fait-il remarquer aux &eacute;tudiants assis sur des chaises.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><strong><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Etrange lieu</span></span></strong></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&nbsp;&nbsp;Il suffit de faire une promenade pour voir que la joie de vivre existe m&ecirc;me dans les ge&ocirc;les. Pas d&rsquo;esseulement. L&rsquo;atmosph&egrave;re est loin d&rsquo;&ecirc;tre celle des foules d&rsquo;enterrement qu&rsquo;on pourrait imaginer. Des sc&egrave;nes de liesse sautent &agrave; l&rsquo;&oelig;il. Des groupes de dames chantonnent. Elles font pleuvoir des coups de pilon sur des &eacute;pis de mil dans un mortier. Une ambiance similaire &agrave; celle des villages.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&nbsp;A c&ocirc;t&eacute; de ces pileuses, une boulangerie en chantier. A l&rsquo;int&eacute;rieur, des travaux de carrelage. Un ouvrier, en loques, remplit une pelle de sable m&eacute;lang&eacute; avec du ciment qu&rsquo;il verse dans une brouette stationn&eacute;e.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">&laquo;&nbsp;C&rsquo;est la boulangerie de Boll&eacute; que vous voyez. Sous peu, elle sera fonctionnelle. Le personnel ainsi que des d&eacute;tenues ont &eacute;t&eacute; form&eacute;s pour la production&nbsp;&raquo;, exulte le lieutenant-colonel Boubacar Z CAMARA. </span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Des cr&egrave;ches en prison&nbsp;! Pourquoi&nbsp;? En effet, certaines d&eacute;tenues viennent avec leurs enfants, fait savoir l&rsquo;officier. Et ces cr&egrave;ches sont faites pour eux. Car, la l&eacute;gislation p&eacute;nale autorise les nourrices &agrave; garder leurs enfants. Mais, si ces derniers atteignent 3 ans, ils sont, soit confi&eacute;s &agrave; des correspondants, soit &agrave; des &eacute;tablissements d&rsquo;accueil, explique CAMARA.</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif"><span style="font-size:16.0pt"><span style="font-family:&quot;Times New Roman&quot;,serif">Apr&egrave;s cette visite, nos pas nous m&egrave;nent au centre sp&eacute;cialis&eacute; de d&eacute;tention, de r&eacute;&eacute;ducation et de r&eacute;insertion pour mineurs de Boll&eacute;. A quelques encablures de Boll&eacute; femmes. &nbsp;</span></span></span></span></p>

<p style="text-align:justify">&nbsp;</p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="font-family:Calibri,sans-serif">&nbsp;</span></span></p>